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ASAEECC  «Votre vie à Carrières»

ASAEECC «Votre vie à Carrières»

Association de soutien des activités économiques, des artisans, des associations et de la qualité de vie à Carrières-sous-Poissy


Mise en sécurité de la Plaine... Les mesures sont-elles suffisantes et surtout efficaces ?

Publié par ASAEECC "Votre vie à Carrières" sur 24 Juin 2017, 09:43am

Catégories : #Actualité sur votre ville

Mise en sécurité de la Plaine... Les mesures sont-elles suffisantes et surtout efficaces ?Mise en sécurité de la Plaine... Les mesures sont-elles suffisantes et surtout efficaces ?

Depuis depuis 1999, l'Etat a interdit aux agriculteurs de produire et de vendre des fruits ou des légumes sur ces terres polluées par les épandages. Depuis cette date, les terres sont laissées à l'état de friche. Une grosse partie est prévue pour le passage de la future autoroute A104 et l'autre appartient à de nombreux propriétaires privés (anciens agriculteurs ou héritiers). Ces terres sont souvent occupées illégalement par les gens du voyage, deux à trois fois par an, pendant une durée d'un mois.

Depuis plusieurs années un grand camps de Roms et récemment 2 ou 3 autres camps y ont également vu le jour. Des installations illégales qui n'ont pas du tout favorisé l'état de la plaine bien au contraire...

N'oublions pas non plus la responsabilité des sociétés du bâtiment déposant des gravats, des matériaux amiantés et bien d'autres encombrants pour éviter de payer les usines de retraitement comme celle d'Azalys pour le traitement de leurs déchets...

Dans ce flux médiatique local d'indignation,  d'une énième prise de conscience de l'état catastrophique de la plaine, la municipalité s'offre une campagne de communication, d'actions autour de sa sécurisation de la plaine et prend donc des mesures pour résoudre ces fléaux.

Depuis le 24 avril, suite à un incendie sur le camps de roms installé sur la plaine depuis une dizaine d'années, la municipalité prend des mesures  de mise en sécurité de la plaine.

Des mesures bienvenues mais sont-elles efficaces ?

Au vu des publications sur les réseaux sociaux et dans les journaux locaux ces dernières semaines ainsi que les constats de plusieurs associations Carriéroises et Trielloise et enfin des riverains, il semblerait que cela ne soit pas assez efficace voire pas du tout pour certaines.

 

 

 

 

 

 

 

 

Phase 1 : Suite à deux incendies, sur 5000 m2 et 3 mètres de hauteur : Opération d'extinction des feux.  Nous n'avons pas été vérifiés les 5000 m2,  et 15 000 m2 de végétaux. Les chiffres nous paraissent énormes mais pourquoi pas... A preuve du contraire ce sont bien les pompiers qui ont éteint les incendies dont celui déclenché sur le camp de Roms situé sur les terres de la commune de Triel.

La ville a peut-être prévenu les pompiers mais de là à considérer cela comme une "phase" de sécurité cela parait étonnant à moins que le fait d'avoir un pompier au sein du conseil municipal le justifie ? 

Phase 2 : Interdiction complète de la circulation motorisée dans la plaine et interdiction d'habiter en lien avec la réglementation en vigueur par arrêté municipal. Très bien, mais nous avons plusieurs témoins qui nous prouvent que cette interdiction n'est pas suivie des faits, bien au contraire, nous avons même pu nous-mêmes le constater.

La police municipale ou nationale est impuissante déjà dans les rues de notre ville.  En effet, depuis des mois des jeunes en motos circulent dans tout Carrières et occasionnent des gênes sonores, s'amusent à effectuer des roues avant, et surtout ne respectent pas le code de la route. Tous ces faits présentent donc un vrai danger pour les riverains...

Nous l'avons encore constaté en fin de semaine dernière dans la rue pasteur à proximité du collège.

Un jeune homme (sans casque) sur une moto, passe à toute vitesse et coupe le carrefour par les trottoirs où des enfants et adultes étaient présents. Moto suivie par une voiture de police, roulant bien plus prudemment (trop pour l'interpeller).  La police est certes présente et vigilante pour le maintien de l'ordre mais sans la possibilité réelle d'interpeller les motards, qui eux, à tout moment, risquent de faucher des enfants sur tous les espaces publics de la ville ainsi que sur le Parc du Peuple de l'Herbe...

Les policiers municipaux tournent sur la plaine chaque jour, notamment pour éviter les dépôts sauvages mais ils sont bien conscients de la limite de leurs interventions. Quelques prises en flagrant délit ont été verbalisées et les pollueurs passeront en jugement, mais quand on voit le désastre, on constate l'impuissance de notre police et de nos élus à arrêter l'hémorragie depuis plus de 10 ans.

Malgré les difficultés, nous soulignons et admirons le travail réalisé par la police municipale de Carrières-sous-Poissy.

Phase 3 :

Verbalisation et mise en fourrière des véhicules : il est avéré que ces jeunes arrivent par on ne sait quel moyen, à payer les frais de fourrière (pourtant assez élevés) très rapidement et remontent sur leur moto tout aussi vite... Cette procédure est déjà appliquée selon quelques élus de la majorité depuis un moment alors pourquoi le présenter comme une nouvelle phase ?

Mais la mesure la plus étonnante est la réalisation de tranchées ! En effet, l'ancien maire de Carrières avait eu la même fausse-bonne idée à l'époque de son mandat. Résultat au lieu de déverser dans les champs, les dépôts sauvages se sont retrouvés dans les tranchées : des dépôts bien plus difficiles à nettoyer par la suite...

En conclusion, même si nous ne pouvons qu'approuver la réactivité positive (grâce aux incendies dans la plaine) de la municipalité, nous sommes beaucoup plus nuancés sur les mesures prises. Il est en effet dommage d'agir en solo sans les autres communes limitrophes et de reprendre certaines mesures déjà utilisées par le passé, qui n'ont rien résolu et ont eu plutôt des effets néfastes, comme la création des tranchées. 

Il est tout de même étonnant que la commune de Carrières-sous-Poissy intervienne  seule sur ce plan de sécurité puisque les terrains de la plaine sont partagés entre les communes de Carrières-sous-Poissy, Triel-sur-Seine et Chanteloup-les-Vignes. Pourquoi agir seul et s'occuper seulement de la partie concernant la ville au lieu d'avoir une action commune et plus efficace ?

En tout cas nous ne pourrons certainement pas reprocher à la municipalité de n'avoir rien fait...

 

Mise en sécurité de la Plaine... Les mesures sont-elles suffisantes et surtout efficaces ?Mise en sécurité de la Plaine... Les mesures sont-elles suffisantes et surtout efficaces ?
Mise en sécurité de la Plaine... Les mesures sont-elles suffisantes et surtout efficaces ?Mise en sécurité de la Plaine... Les mesures sont-elles suffisantes et surtout efficaces ?

Les associations de Triel-Environnement, L'ASAEECC et Rives de Seine Nature Environnement viennent d'envoyer une lettre au président la Communauté Urbaine, avec en copie (courriel) le ministre de l'écologie, les nouveaux députés de la 6ème et 7ème circonscriptions ainsi que les trois maires des communes concernées afin de leur soumettre des propositions dont voici le contenu : 

 

Monsieur le Président,

 

Nos associations souhaitent attirer votre attention sur une situation devenue inacceptable dans la plaine de Carrières-sous-Poissy / Triel-sur-Seine / Chanteloup les Vignes.

En effet, comme vous devez le savoir, cette ancienne zone maraichère est victime de déchargements de déchets sauvages depuis des années, avec un accroissement devenu inquiétant ces derniers mois.

Il est certain que l’arrêté préfectoral interdisant, depuis 2000, la culture sur ces terrains a conduit les propriétaires terriens à délaisser leurs parcelles, favorisant ainsi des pratiques délictuelles qui portent une atteinte grave à l’environnement et sont susceptibles d’avoir un impact sanitaire négatif pour les populations riveraines.

Par ailleurs, compte-tenu de l’ampleur de cet « océan de déchets » nous doutons fortement que la sécurité des habitants puisse être réellement garantie, en cas d’incendie par exemple.

Tout d’abord il convient de rappeler que le propriétaire d’un terrain qui n’a ni participé aux dépôts, ni donné son accord à ces dépôts moyennant rémunération, ne saurait être regardé en sa seule qualité de propriétaire comme exploitant de l’installation et ne peut faire l’objet d’une mise en demeure en application de l’article L. 514-1 du Code de l’Environnement (CAA Douai, 16 déc. 2004, n°02DA000091, Pion c/Min. de l’Ecologie).

En d’autres termes les propriétaires des terrains ne pourront voir leur responsabilité engagée et le coût de la dépollution mis à leur charge.

La gestion de la problématique semble donc devoir s’inscrire dans le cadre d’une politique publique volontariste visant à garantir la sécurité et la salubrité publique, ainsi que la protection des espaces et milieux naturels.

Si nous pouvons comprendre que les collectivités locales rencontrent des difficultés à endiguer ce phénomène, nos associations, fortes de leur expérience de terrain, souhaitent par la présente vous proposer certaines mesures qui permettraient de mettre un terme à ces pratiques illégales.

  • Mise en place de dispositifs empêchant l’accès des véhicules aux chemins menant aux parcelles (portails, barrières, blocs de bétons …)
  • Rendre l’accès aux déchèteries gratuit pour des artisans domiciliés sur le territoire de la CU GPS&O (dans une limite de quantités restant à définir)
  • Ouvrir rapidement une concertation regroupant élus, propriétaires, associations, Chambre de l’Agriculture et habitants, afin de travailler sur la valorisation de cet espace qui pourrait retrouver une vocation agricole au travers de nouvelles méthodes et/ou types de cultures.

Ces quelques mesures ne pourront malheureusement être mises en place que lorsque les déchets auront été évacués.

Pouvez-vous nous indiquer à ce sujet, si la Préfecture, la Communauté Urbaine ou les Communes concernées ont évalué les coûts de remise en état du site et si des opérations de nettoyage sont enfin programmées.

Le problème des dépôts sauvages est l’affaire de tous et c’est en partageant nos expertises que des solutions pérennes pourront être trouvées.

C’est donc dans cette volonté de travail en commun et de partage de connaissances que nous vous demandons, Monsieur le Président, de bien vouloir créer un Comité de contrôle, chargé de suivre les opérations d’évacuation et de traitement des déchets et de définir les mesures préventives à mettre en place.

Ce Comité, composé d’élus, d’associations et de représentants de l’Etat, pourrait également être chargé de redéfinir les ambitions pour cette plaine en réfléchissant à des solutions permettant la remise en culture de ces espaces.

Certains de l’intérêt que vous porterez à notre démarche, nous restons dans l’attente d’un retour de votre part et vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de nos salutations respectueuses.

 

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