Il vaut mieux tard que jamais ! Effectivement M. Satouri était venu à la marina le 13 avril 2013 lors de la 1er manifestation, mais depuis, quatre manifestations ont eu lieu à Carrières et il n'y a jamais eu de position officielle des verts ou de l'élu ... Seule Madame Ghislaine Sénée, élue vert, s'est toujours positionnée contre et a toujours répondu présent sur le terrain quand cela lui était possible.
Cette position tardive tombe à pic, après la récente manifestation fluviale remarquée devant le port de plaisance de Carrières-sous-Poissy le mois dernier, avec la présence et l'intervention de Maitre FARO le jour même. C'est un nouveau soutien important qui montre que ce projet est bien inutile, couteux et surtout nuisible à la qualité de vie de nombreux riverains, dont certains habitent à peine à 200 mètres du projet.
Les associations attendent plus de la part des verts, et ne peuvent se suffire d'un simple communiqué de presse. L'heure est maintenant aux actes concrets pour nous aider à contrer Port de Paris... A noter que c'est l'ancien président de la CA2RS M. CARDO qui avait "supplié" port deParis à venir s'installer à cet endroit, pour laisser le dossier à son successeur, M. TAUTOU, le bébé empoissonné. Aujourd'hui Ports de Paris se retrouve empêtré devant les tribunaux avec une multitude de recours de diverses associations, mais aussi un recours gracieux de la ville de Triel et contentieux de la ville de Villennes contre la délibération du Conseil d'administration de Ports de Paris (dans lequel siègent de nombreux conseillés régionaux).
Quant à la mairie de Carrières-sous-Poissy, M. Delrieu s'était positionné pour le maintien de l'activité de plaisance lors de la campagne électorale, pourtant depuis son élection aucun recours n'a été déposé et il indique même aujourd'hui que je projet industriel est nécessaire pour la commune. Une posture difficilement compréhensible lorsqu’on sait qu'il avait manifesté à deux reprises aux côtés des opposants au port industriel en avril et mai 2013.
L'ASAEECC se félicite de la position d'EELV et espère que M. Satouri et son groupe iront beaucoup plus loin dans ce combat pour l'environnement et donc la qualité de vie des habitants de Triel, Villenne et Carrières-sous-Poissy.
Communiqué de presse :
Le groupe EELV s’apprête à s’opposer, lors de la Commission permanente du 8 octobre 2015, au projet du Port de Triel présenté. Si le groupe des écologistes a toujours été pour le développement d’un port à taille humaine permettant de favoriser le transport de marchandises alternatif à la route, le projet évoqué aujourd’hui apparaît surdimensionné et à contre-courant des objectifs environnementaux locaux.
En effet, au cœur de la boucle enclavée de Chanteloup, un tel projet ne ferait finalement qu’augmenter le transport de marchandises par voie de route et contribuerait ainsi à une plus forte pollution de l’air, ainsi qu’à une saturation des réseaux routiers.
« Nous sommes POUR l’aménagement du Port de Triel, mais cet aménagement doit respecter ses habitants. Or, tel qu’il est conçu, ce projet se traduira par des nuisances supplémentaires sur les riverains » signale Mounir Satouri, président du groupe écologiste au Conseil régional. Les inquiétudes soulevées par les écologistes, mais aussi par les citoyens et les associations de la zone, ont d’ailleurs été entendues favorablement par l’Autorité Environnementale qui a donné un avis négatif le 13 février 2013.
Les écologistes se déclarent également soucieux de l’équilibre économique du projet qui ne s’appuie pas sur les atouts locaux existants, et mettent à mal, au contraire, les richesses locales telles que le Port de Plaisance toujours en activité et auxquels les habitants et riverains sont attachés. « Il me semble primordial de laisser les habitants décider du développement de ce Port, sans prêter le flanc aux barons politiques locaux qui, une fois encore, présentent un projet vieux de 30 ans, déconnecté des réalités locales existantes » a expliqué Ghislaine Senée. « C’est un projet valorisant l’économie circulaire qu’il faut défendre» poursuit l'élue. La présence de nombreux acteurs déjà existants en la matière pourrait aisément participer à la création d’un cercle vertueux et être un levier économique, source d’emploi local pour les habitants de la Boucle de Chanteloup.
« Il existe véritablement un potentiel sur ce territoire. Mais ce développement doit être envisagé de manière beaucoup plus exemplaire en matière environnemental, sans destruction d’emplois existants», signale Ghislaine Senée.
Les écologistes demandent ainsi que le projet soit remis à plus tard, exhortant les concepteurs de « revoir leur copie » pour un réel éco-projet durable.